Congrès 2020

 

Le Congrès se tiendra du 24 au 26 avril 2020 à l’Hôtel-Musée Premières nations situé au 5, place de la Rencontre à Wendake (Québec). Il portera sur le thème de la recherche et de l’enseignement des traditions juridiques autochtones dans les facultés où œuvrent les membres de l’Association des Professeures et Professeurs de droit du Québec. En outre, la question plus particulière des interactions entre les cultures juridiques autochtones et civiliste sera abordée.

Fondée en 1964 et regroupant près de 300 membres, l’Association des Professeures et Professeurs de droit du Québec est la plus grande association universitaire dans le domaine juridique au Québec. Elle a pour but de faire progresser de façon continue les techniques de l’enseignement du droit et de la recherche juridique, tout en assurant l’évolution de cette discipline universitaire. Pour atteindre cet objectif, un congrès est organisé par l’une des facultés de droit québécoises afin de réunir chaque année les membres autour d’un programme scientifique riche leur permettant d’échanger leurs idées et préoccupations et ainsi, d’œuvrer ensemble à faire évoluer la pratique de l’enseignement juridique. La Faculté de droit de l’Université Laval sera l’hôte du 57e Congrès.

Dans ses appels à l’action, la Commission de Vérité et de Réconciliation, dont le rapport final a été rendu en 2015, a interpellé les facultés de droit afin que ces dernières jouent un rôle plus important dans le processus de réconciliation entre les peuples canadien, québécois et autochtones. Au Québec, comme au Canada d’ailleurs, les réponses des facultés ont été très diversifiées. Il reste que l’autochtonisation des facultés (ex. : mesures de soutien et d’accès aux programmes de droit aux étudiants autochtones) et la décolonisation du droit (ex. : place des traditions juridiques autochtones dans la recherche et l’enseignement du droit) sont des enjeux qui interpellent tous les professeurs de droit et les juristes en général. Le Congrès 2020 permettra aux collègues des différentes facultés de droit de partager leurs expériences et leurs réflexions sur ces enjeux, en mettant l’accent sur le défi de l’interface entre les cultures juridiques civilistes et autochtones.